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La Black Loyalist Heritage Society de Birchtown (Nouvelle- Écosse)
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La portée du travail de la Black Loyalist Heritage Society de Birchtown, en Nouvelle- Écosse, dépasse largement les enjeux locaux et régionaux. Grâce à l'aide financière du Programme des collectivités durables (PCD) de GéoConnexions, la société utilise les SIG pour la préservation et la protection de l'histoire des Black Loyalists au Canada, non seulement pour la population canadienne, mais aussi pour tous ses descendants du monde entier. " Nous collectons des données sur la généalogie et l'archéologie depuis 1993, indique Debra Hill, la généalogiste de la société. Pourtant avant de connaître les SIG, nous n'avions aucun moyen pour gérer toutes ces données. "C'est grâce à la consultante Heather MacLeod-Leslie que la société a entendu parlé du PCD. Mme MacLeod-Leslie connaissait déjà le programme, pour avoir travaillé au Centre canadien de télédétection de Ressources naturelles Canada à Ottawa avant de s'installer en Nouvelle-Écosse. " La société |
Les SIG ont maintes fois prouvé leur utilité pour la sauvegarde de lieux historiques qui autrement seraient oubliés. Par exemple, la famille Irving, bien connue pour ses intérêts dans le secteur pétrolier, possède des terres à Birchtown où elle effectuait des coupes à blanc sur certains sites historiques. " Nous avons fait part de ces faits à la famille et depuis, elle a cessé ses coupes à blanc. Sans les données SIG et GPS, nous n'aurions jamais su ce qui se passait dans cette région, ni même qu'il s'agissait d'un site patrimonial, indique Mme Hill. "
Un autre site, Fox Ridges, avait d'abord été choisi comme nouveau site régional d'enfouissement de déchets, mais un regroupement de citoyens formé en 1990 a permis de le protéger. Et maintenant, grâce à la cartographie SIG, ce site sera préservé pour les générations futures.
La société effectue présentement l'intégration des données antérieures et actuelles. Par exemple, une carte de la région datant du 18e siècle a été géoréférencée et intégrée aux nouvelles cartes, ce qui en fait un outil de choix pour la gestion du territoire.
En moins d'un an, la société a formé près de 30 personnes aux technologies SIG et GPS. " Lors de la dernière journée de formation, nous avons proposé des projets spécifiques reliés aux intérêts des participants, explique Mme MacLeod-Leslie. Cela a permis d'illustrer le potentiel de cette information dans le travail quotidien et les activités bénévoles des participants. "
En plus d'offrir la formation à son personnel, à des étudiants et à des membres de la collectivité, la société y a convié deux futures collectivités du PCD : Wagmatcook et Whycocomagh. " Nous voulions donner à la population du cap Breton une idée de ce que le SIG pouvait leur permettre d'accomplir. Ces personnes, bien que n'ayant aucune notion de cette technologie, savent ce qu'elles veulent faire " indique Sophie Sliwa, conseillère des collectivités du PCD.
Un des grands moments de la société fut la visite de la gouverneure générale du Canada, la très honorable Adrienne Clarkson. " Nous avons conçu la carte du sentier pédestre du patrimoine (en anglais - Heritage Walking Trail) à l'aide des technologies SIG et GPS, explique Mme Hill, mais nous n'avons pu la compléter seulement qu'après la saison touristique. Mme Clarkson fut ainsi la première dignitaire à parcourir le sentier. " Long de 800 mètres, le sentier débute au musée, contourne le cimetière et passe devant la reproduction d'une maison semi-souterraine.
Ces abris de fortune étaient souvent la première habitation des Black Loyalists puisqu'ils ne recevaient ni bois, ni outils, contrairement à leurs voisins, les White Loyalists. Ils creusaient simplement un trou dans le sol et plaçaient une toile au-dessus pour se protéger des intempéries. Cette réplique a été reconstruite par l'archéologue de la société, Laird Niven, spécialement pour la visite de Mme Clarkson).
La société poursuit la collecte, la conversion et l'intégration de ses données dans son SIG, en plus de partager son expérience avec d'autres collectivités. " Nous avons fait des présentations à Weymouth, Queen's et Guysborough qui ne portaient pas nécessairement sur cette technologie. Seulement, lorsque nous présentions la société, nous trouvions toujours un moyen de citer le PCD et de parler de ce que ce programme a fait pour nous, explique Mme Hill. Sans le PCD, je ne saurais rien de cette technologie et serais encore à essayer de tout colliger sur papier! "