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Kivaliq Inuit Association

Coup d'oeil

La Kivalliq Inuit Association est responsable de la gestion d'un territoire de plus de 83 000 km2. De nombreuses autorités administratives sont engagées dans l'aménagement du territoire du Nunavut, notamment la Commission d'aménagement du Nunavut et l'Office des eaux du Nunavut, les associations régionales inuites et le Comité communautaire de gestion des terres et des ressources.

Grâce à l'utilisation d'un SIG, on peut analyser rapidement et de façon fiable toutes les demandes de permis d'exploitation du territoire et leurs effets sur le territoire du Nunavut.

L'avenir de la collectivité de Kivalliq (Nunavut) repose sur sa capacité à prendre les décisions éclairées à l'égard de ses ressources terrestres et marines. Pour y arriver, la Kivalliq Inuit Association (KIA), en collaboration avec les diverses compétences concernées dans le plan d'aménagement du Nunavut, a mis au point un système d'information géographique (SIG) pour surveiller et entériner toutes les demandes d'exploitation sur un territoire de plus 83 000 km2.

Dans les années 1980, avant la création du territoire du Nunavut, de nombreuses régions ont été contaminées par diverses activités commerciales comme l'exploration minière, pétrolière et gazière. À cette époque, la KIA ne possédait aucun système fiable pour surveiller les activités d'exploitation ni même éliminer les effets de toutes ces contaminations. Grâce au SIG, la KIA peut maintenant stocker toute l'information (le savoir traditionnel, les connaissances scientifiques, les espèces sauvages, les ressources hydriques, les activités récréotouristiques et les gisements de pétrole, de gaz et de minerais) nécessaire aux décisions sur l'aménagement du territoire.

Lorsque Luis Gerardo Manzo est entré en fonction comme directeur des terres de la KIA, il a constaté que de nombreux rapports sur les activités d'exploitation qui devaient être envoyés au gouvernement fédéral n'avaient pas été rédigés. M. Manzo a alors conçu une base de données pour stocker toute l'information contenue dans les dossiers. " La base de données contient maintenant toute l'information relative aux activités d'exploitation. De plus, nous exigeons un dépôt de garantie des entreprises pour tout équipement utilisé ou dommages causés ", indique M. Manzo.

Par la suite, la KIA a contacté le Programme des collectivités durables de GéoConnexions (PCD) et mis en place un projet pilote pour concevoir son SIG. Le PCD a contribué à l'achat du matériel informatique et de logiciels, mais aussi à la formation. " Alors qu'il m'a fallu un certain temps avant d'être à l'aise avec les cartes, j'ai été impressionné de voir avec quelle facilité les membres du personnel, qui connaissaient bien la région, ont pu s'y retrouver et se déplacer dans la neige à l'aide d'une carte et d'un GPS ", indique M. Manzo. Tout le personnel a maintenant reçu une formation en SIG. La KIA prévoit pourvoir deux postes en 2004.

" La KIA supervise toutes les activités menées sur le terrain, ce qui explique pourquoi le SIG fonctionne aussi bien. On peut ajouter des couches de toute sorte (la géologie, la faune, l'hydrologie et les données archéologiques) et les afficher rapidement à l'écran ", explique M. Manzo. " Il est parfois difficile de combiner le savoir traditionnel aux connaissances scientifiques.

Le SIG permet cette intégration. Nous pouvons ainsi diffuser l'information à la collectivité ", poursuit-il. Tous les entrepreneurs doivent faire une demande auprès de la KIA avant d'entreprendre toute activité d'exploitation. On s'assure que les activités proposées respectent les objectifs définis dans le plan d'aménagement du territoire du Nunavut en soumettant chaque projet à l'évaluation de divers organismes compétents dont la Commission d'aménagement du Nunavut, les associations régionales inuites, le Comité communautaire de gestion des terres et des ressources et l'Office des eaux du Nunavut.

Avant la mise en place du SIG, le traitement de chaque nouvelle demande d'exploitation faite à la KIA nécessitait environ deux mois et demi. " Maintenant, à la réception d'une demande d'exploitation, on n'a besoin que de deux jours, une pour créer la carte et les couches d'information pertinentes et une autre pour l'analyser ", indique M. Manzo. " Pendant ce temps, le système envoie un accusé de réception au demandeur. Finalement, je peux envoyer l'information au Comité communautaire de gestion des terres et des ressources, à la Commission d'aménagement du Nunavut et si nécessaire à l'Office des eaux afin de recueillir leurs commentaires ", ajoute-t-il.

Le système de la KIA a permis d'améliorer considérablement la qualité d'information diffusée à la collectivité, aux scientifiques et aux organisations commerciales qui souhaitent exploiter les ressources du territoire à des fins économiques. De plus, l'utilisation d'images Landsat et de photographies infrarouges a facilité la gestion des ressources hydriques et de la faune, ce qui a permis à la KIA de faire la promotion de ses ressources naturelles et de les protéger.

Selon M. Manzo, ce projet n'aurait jamais vu le jour sans l'aide du PCD. " Nous avons un budget modeste qui n'augmente que de deux pour cent annuellement. Avec un tel budget, il est impossible de gérer un aussi grand territoire ", dit-il. " Le SIG nous a permis de travailler plus efficacement et plus rapidement tout en manipulant plus d'information. "