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Framework Data Guide

Chapitre 4 : Exemples de l’utilisation de données-cadre Santé publique : Atlas des blessures en Ontario
Santé publique : Atlas des blessures en Ontario

Au Canada, les blessures comptent pour le plus grand nombre d'années potentielles de vie perdues avant l'âge de 65 ans et demeurent un problème de santé important au pays. Le bilan est particulièrement lourd en Ontario, la province la plus populeuse du Canada, qui enregistre chaque année des milliers de vies perdues et des centaines de milliers de blessures. Afin de mieux sensibiliser la population aux risques de blessures, le Centre de recherche sur la prévention des blessures de l'hôpital St. Michael, à Toronto (Ontario), a collaboré avec GéoConnexions à l'élaboration d'un atlas provincial des blessures, publié sur le Web.

L'hôpital St. Michael a travaillé en collaboration avec l’Université de Toronto, l’Université Ryerson et un groupe d’utilisateurs finaux de partout dans la province, notamment des fournisseurs de soins de santé, des services de santé publique, des organisations non gouvernementales et des ministères provinciaux. Les jeux de données utilisés comprennent les taux d’hospitalisation pour des blessures, des données de recensement de Statistique Canada et des couches de données cartographiques de Ressources naturelles Canada. Les services de santé publique peuvent utiliser l’Atlas pour cerner les zones et les populations à risque, mettre en place des programmes de prévention adéquats et prendre des décisions en meilleure connaissance de cause au sujet des politiques et des programmes.

Certains des jeux de données utilisés dans l’atlas en ligne sont offerts avec des services de cartes Web (WMS) venant de plusieurs sources. Par exemple, des données sur les revenus des ménages provenant d’un serveur de cartes du recensement protégé du bureau de la cartographie de l’Université de Toronto sont superposées à une couche des chemins publics provenant de l’ICDG (WMS) et au nombre de blessures provenant d’un serveur protégé de haute sécurité au Centre for the Study of Commercial Activity de l’Université Ryerson (WMS). Les utilisateurs peuvent voir la répartition des blessures par type (chutes, accidents de la route, voies de fait, blessures auto-infligées) et par catégorie d’âge, selon les subdivisions de recensement ou les zones du réseau local d’intégration des services de santé (RLISS). L’application permet d’afficher les données de recensement ou les données sur les blessures sur l’une ou l’autre de deux cartes placées côte à côte. L’intégration d’un outil de sélection de premier niveau est fondée sur les consultations des utilisateurs finaux pendant l’élaboration de l’atlas en ligne. Cet outil représente un moyen utile pour l’ajout d’autres données (nombre de visites à la salle d’urgence) dans de futures version de l’atlas en ligne.

L'Atlas des blessures de l'Ontario a apporté une contribution appréciable à l'Infrastructure canadienne de données géospatiales en combinant un certain nombre de services WMS existants avec des données sur la santé, les blessures et la population diffusées comme de nouveaux WMS pour ce projet. Comme on pouvait s’y attendre, il n’est pas facile de diffuser et d’intégrer des données sur les blessures (de même que des données sur la santé, en général) à l’ICDG, en raison de leur confidentialité. Afin de protéger les jeux de données confidentielles, l’accès à l’atlas en ligne est restreint aux utilisateurs autorisés au moyen d’une procédure d’ouverture de session exigeant un nom d’utilisateur et un mot de passe. Le nom d’utilisateur et le mot de passe sont fréquemment modifiés afin de maximiser la confidentialité et la sécurité des données. L’atlas en ligne met en évidence la combinaison de jeux de données publics et protégés dans le cadre d’une application de cartographie sur le Web, ainsi que la nécessité de mettre en place des niveaux d’accès dans une infrastructure de données spatiales comportant des sections protégées par mot de passe. Ainsi, tandis que le projet ne peut que contribuer de nouveaux services à l’ICDG, pourvu que les fournisseurs de données acceptent de partager leurs données, l’atlas illustre l’utilisation de certains services WMS publics en combinaison avec des services WMS protégés, à l’appui des processus de prise de décisions en matière de santé publique.

Comment les données-cadre ont été obtenues et utilisées

Plusieurs couches de données géographiques ont été nécessaires pour satisfaire aux exigences fonctionnelles de l’atlas en ligne, notamment les données-cadre de l’Atlas du Canada ainsi que d’autres couches des cartes de base. Les couches utilisées ainsi que les sources de ces couches sont énumérées dans le tableau suivant.

Données-cadre
Couche de données Source des données
Autoroutes et routes à l’échelle de 1/2 000 000 WMS de l’Atlas du Canada

Autres données cartographiques de base
Couche de données Source des données
Limites des RLISS Statistique Canada, téléchargement des limites des régions sociosanitaires
Limites des régions sociosanitaires Statistique Canada, téléchargement des limites des régions sociosanitaires
Limites municipales Statistique Canada, téléchargement des limites cartographiques
Hôpitaux de soins de courte durée Téléchargement de données du ministère de la Santé de l’Ontario et de fichiers sur les soins de longue durée
Postes de police Téléchargement de données depuis des sites Internet de services policiers


Un certain nombre de problèmes se sont posés et ont été abordés au cours de l’élaboration de l’atlas en ligne, notamment :

  • La conclusion d’un accord avec le propriétaire des données sur les blessures a été plus longue à obtenir que prévu, et il faudrait tenir compte de cette contrainte lors de l’établissement d’échéanciers pour des projets qui exigent la confidentialité des données.
  • Le logiciel libre de cartographie sur le Web utilisé pour l’atlas en ligne, CartoWeb, s’est révélé efficace pour atteindre les objectifs du projet. Toutefois les ressources nécessaires pour la personnalisation étaient beaucoup plus importantes que prévu à l’origine et il y avait plusieurs lacunes dans la documentation fournie..
  • Il a été plus difficile que prévu de trouver des couches de données de base générales, qui pouvaient être utilisées efficacement et sur lesquelles on pouvait se fier. Par exemple, l’un des services WMS prévu n’était pas une source de données fiable. Il vaudrait mieux éprouver la fiabilité des services en vue de leur utilisation dans des applications particulières (un guide sur la mise à l’essai de services se trouve ici).